Aller au contenu principal
Guides & conseils

Démarches assurance auto en Belgique : les 3 documents

Carte verte, immatriculation, attestation de sinistralité : qui délivre quoi, en combien de temps et pour combien. Le mode d'emploi belge, étape par étape.

Assurer une voiture en Belgique tient à trois documents : la carte internationale d'assurance, l'ancienne carte verte, qui prouve que tu es couvert ; la demande d'immatriculation, que ton assureur transmet à la DIV ; et l'attestation de sinistralité, qui retrace ton historique. Voici qui délivre quoi, dans quel ordre, en combien de temps et pour quel montant.

Quelles démarches faut-il accomplir pour assurer et immatriculer une voiture ?

Trois démarches s'enchaînent, et l'ordre compte. Tu souscris d'abord la responsabilité civile auto obligatoire et tu paies la prime. Ton assureur introduit ensuite la demande d'immatriculation auprès de la DIV. Bpost te livre enfin la plaque, contre paiement à la réception.

La demande d'immatriculation désigne le formulaire officiel qui permet à la Direction pour l'Immatriculation des Véhicules, un service du SPF Mobilité et Transports, d'inscrire un véhicule au nom d'un titulaire. Ce formulaire est gratuit, et cinq acteurs peuvent te le remettre : la firme qui livre le véhicule, la compagnie qui couvre ta responsabilité civile, une station de contrôle technique, une station de contrôle technique lors d'un contrôle pour changement de titulaire, ou la DIV elle-même. C'est écrit noir sur blanc dans la démarche officielle publiée par la Wallonie, qui précise aussi que l'immatriculation est une matière fédérale et que l'assureur prend régulièrement la démarche en charge.

Trois documents portent des noms voisins et ne servent pas du tout à la même chose. La carte d'assurance prouve que le véhicule est assuré. Le certificat d'immatriculation prouve que le véhicule est inscrit à ton nom. L'attestation de sinistralité, elle, ne prouve rien sur le véhicule : elle raconte ton passé de conducteur au futur assureur. Et l'immatriculation, matière fédérale, ne se confond pas avec la taxe de mise en circulation, qui est régionale et arrive plus tard, par courrier.

En courtage, la question qui revenait le plus souvent n'était pas « comment ça marche » mais « dans quel ordre ». Les gens achetaient la voiture, puis cherchaient une assurance, puis découvraient qu'on ne roule pas avec un véhicule non immatriculé. L'assurance vient avant la plaque, toujours.

Comment se déroule l'immatriculation, étape par étape ?

En six étapes, dont cinq se règlent sans bouger de chez toi. Compte deux jours ouvrables entre la signature du contrat et la plaque dans les mains, à condition que le dossier soit complet dès le départ.

  1. Réunis les documents du véhicule. Certificat de conformité, facture ou acte de vente, et, pour une occasion, le certificat d'immatriculation du vendeur ainsi que le passage au contrôle technique pour changement de titulaire.
  2. Souscris la responsabilité civile et paie la prime. P&V le rappelle sur sa fiche publique : tu reçois la carte d'assurance de l'assureur auprès duquel tu as conclu le contrat, après le paiement de la prime.
  3. Laisse ton assureur ou ton courtier introduire la demande via WebDIV. Il te remet une preuve d'immatriculation portant une référence commençant par la lettre W, suivie de sept chiffres.
  4. Suis le dossier. Cette référence W s'encode dans le Track and Trace de bpost. Si la demande a été faite sur papier, la référence compte neuf chiffres et figure sous le code-barres du formulaire, en case V5 ou X12.
  5. Attends la livraison. Immatriculation transmise à bpost avant 18 h : plaque livrée le jour ouvrable suivant. Après 18 h : un jour ouvrable de plus. En procédure d'urgence à 110 €, introduite avant 13 h, la plaque arrive le jour ouvrable même avant 22 h.
  6. Paie à la réception. Le facteur encaisse en liquide, avec l'appoint exact. À défaut, il laisse un avis de passage et tu récupères la plaque au bureau de poste ou au Point Poste à partir du jour ouvrable suivant, avec possibilité de payer par Bancontact.

Attention : le facteur ne rend pas la monnaie. C'est la cause la plus bête de retard sur toute la chaîne, et elle coûte une journée. Tu disposes ensuite de trente jours après la première tentative de livraison pour venir retirer le colis, muni de l'avis de passage.

Le coût réel de chaque démarche, document par document

Deux documents sur trois sont gratuits. Ce qui se paie, c'est le support physique : la plaque, le certificat d'immatriculation, la vitesse de livraison. Les montants sont fixés par arrêté royal et publiés par bpost, partenaire de la DIV pour la livraison.

Document ou prestationQui le délivreDélaiCoût
Carte internationale d'assuranceTon assureur RC auto ou son mandataireÀ la souscription, après paiement de la primeGratuite
Formulaire de demande d'immatriculationAssureur, vendeur du véhicule, contrôle technique ou DIVImmédiatGratuit
Plaque normale ou personnaliséeDIV, livrée par bpostJour ouvrable suivant si transmis avant 18 h30 €
Livraison expressDIV, livrée par bpostJour ouvrable même avant 22 h si demandé avant 13 h110 €
Duplicata de plaqueDIV, livrée par bpostJour ouvrable suivant30 €
Certificat d'immatriculationDIV, livré par bpostJour ouvrable suivant26 €
Plaque de transitDIV, livrée par bpostJour ouvrable suivant75 €
Attestation de sinistralitéTon assureur, ou toi-même via Car@ttestQuinze jours, ou immédiat via Car@ttestGratuite

Une immatriculation ordinaire coûte donc 30 €. Ce sont des frais administratifs, pas des frais d'assurance : ta compagnie ne les encaisse pas et ne peut pas les négocier.

À quoi sert la carte verte, et combien de temps reste-t-elle valable ?

Elle constitue ta présomption d'assurance. P&V la définit ainsi : le certificat d'assurance atteste la couverture du véhicule, et il doit toujours se trouver dans la voiture quand tu roules sur la voie publique ou sur un terrain accessible au public. On te la demande aussi au contrôle technique, et ses données servent à compléter le constat européen après un accident.

Sa validité est courte, et c'est ce qui surprend. Selon la fiche P&V, la période couverte est généralement de 3, 6 ou 12 mois selon l'échelonnement de tes paiements : tu reçois une nouvelle carte après chaque paiement. Une première souscription donne d'abord une carte provisoire, la carte définitive n'arrivant qu'une fois toutes les formalités remplies et la prime payée.

Le document a beaucoup changé, et son nom officiel n'est plus « carte verte ». Le Bureau belge des Assureurs Automobiles décrit précisément la carte internationale d'assurance automobile : elle est émise sous son autorité, en exécution de l'article 5 de l'arrêté royal du 13 février 1991 pris en application de la loi du 21 novembre 1989. Elle est délivrée gratuitement sur papier ou, si tu y consens, sur un autre support durable, et tu peux changer gratuitement de support en cours de contrat. Depuis le 1er juillet 2020, elle est éditée en lettres noires sur fond blanc et peut être transmise par voie électronique. Depuis le 1er janvier 2022, aucune carte belge sur papier vert n'est plus valide. Toute carte est par ailleurs émise pour une durée ininterrompue d'au moins quinze jours.

Puis-je présenter ma carte d'assurance sur mon smartphone ?

Oui, et c'est désormais général. Le Bureau belge autorise la transmission électronique depuis le 1er juillet 2020, et depuis le 1er janvier 2025 tous les pays dont le bureau national est membre du Council of Bureaux doivent accepter une carte présentée en PDF sur un appareil électronique.

Une réserve compte avant un départ. La couverture est obligatoire pour tout l'Espace économique européen ainsi que pour Andorre, la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro, le Royaume-Uni, la Serbie et la Suisse, et la loi belge y ajoute le Maroc, la Tunisie et la Turquie. En revanche, l'Albanie, la Moldavie, la Macédoine du Nord et l'Ukraine peuvent être barrées, et les sigles russe et biélorusse doivent l'être depuis le 1er juin 2023. Regarde la case 8 de ta carte avant de rouler hors de Belgique, et imprime-la : quand plusieurs personnes prennent le volant, un seul téléphone ne suffit pas.

Comment obtenir ton attestation de sinistralité sans attendre ton assureur ?

Tu la télécharges toi-même. Le secteur a créé Car@ttest, une base de données qui centralise les attestations de sinistralité, gérée par la société coopérative Datassur, et consultable sur carattest.be avec ta carte d'identité électronique et ton code PIN.

Ce que peu de gens savent : ce service existe depuis le 1er avril 2013 et presque personne ne le mentionne aux assurés. Datassur explique le fonctionnement de Car@ttest sans ambiguïté : tu es le seul à pouvoir consulter tes propres attestations, l'identification par eID le garantit, et si tu n'as pas de lecteur de carte, ton assureur ou ton intermédiaire peut mettre un ordinateur et un lecteur à ta disposition. Les attestations y sont conservées cinq ans à compter de leur émission, puis effacées automatiquement.

L'obligation de délivrance, elle, est ancienne et légale : elle découle de l'article 7, § 2 de la loi du 21 novembre 1989, inséré par la loi du 8 juin 2008, et de l'article 1er quater de l'arrêté royal du 14 décembre 1992, inséré par l'arrêté royal du 16 janvier 2002. L'assureur doit délivrer l'attestation dans les quinze jours de chaque demande, et à la fin du contrat. Le document couvre les cinq dernières années et mentionne les sinistres survenus.

Ce délai de quinze jours est le point de friction classique quand on change de compagnie : il tombe pile au moment où le nouvel assureur attend le document pour finaliser le tarif. Se servir dans Car@ttest supprime l'attente, et permet de lire l'attestation avant que quelqu'un d'autre ne la lise.

Que faire si un sinistre est encodé en tort à tort ?

Tu demandes la rectification. Le règlement européen du 27 avril 2016 sur la protection des données, applicable depuis le 25 mai 2018, te donne le droit de faire corriger des données inexactes ou non pertinentes. Datassur précise que ce droit s'exerce par courrier et que la demande est traitée en concertation avec les entreprises d'assurances concernées.

En pratique, fais-le avant de souscrire, jamais après. Une fois le nouveau contrat signé sur la base d'une attestation erronée, tu discutes d'un tarif déjà fixé, et le degré de bonus-malus que ta nouvelle compagnie t'a attribué ne bougera pas tout seul. Le même réflexe vaut avant de résilier ton contrat actuel : lis d'abord, résilie ensuite.

Quelles erreurs coûtent le plus cher dans ces démarches ?

Quatre, et aucune n'est technique. Elles tiennent toutes à un décalage de calendrier entre l'assurance, l'administration et la route.

La première consiste à rouler avec une carte échue : comme elle suit le rythme des paiements, un prélèvement trimestriel qui passe mal crée un trou que personne ne t'annonce. La deuxième est de résilier avant d'avoir lu son attestation de sinistralité, alors que le document te suit chez tous les assureurs consultés. La troisième est le paiement au facteur sans l'appoint. La quatrième est d'oublier la plaque après la vente du véhicule.

Que dois-je faire de ma plaque quand je vends ma voiture ?

Tu la renvoies à la DIV. Bpost propose de la reprendre sans emballage, avec une preuve de dépôt et un lien de suivi pour tracer son retour vers l'administration. Tant que la radiation n'est pas actée, l'immatriculation reste à ton nom, avec ce que cela suppose côté taxes et côté responsabilité.

Comparateur Guides & conseils

Comparez les offres guides & conseils côte à côte, triées par prime réelle.

Comparer maintenant →

Questions fréquentes

Le formulaire de demande d'immatriculation, une assurance responsabilité civile auto en cours, et les documents du véhicule (certificat de conformité, facture ou acte de vente, et le certificat d'immatriculation du vendeur s'il s'agit d'une occasion). Le formulaire est délivré gratuitement par la firme qui livre le véhicule, par la compagnie qui couvre la responsabilité civile, par une station de contrôle technique ou par la DIV elle-même.

Le plus souvent ton assureur ou ton courtier, par voie électronique via WebDIV. Tu reçois alors une preuve d'immatriculation portant une référence composée de la lettre W suivie de sept chiffres, qui te sert à suivre la livraison de ta plaque dans le Track and Trace de bpost. Une demande introduite sur papier porte à la place une référence à neuf chiffres, imprimée sous le code-barres, en case V5 ou X12.

Trente euros pour une plaque normale ou personnalisée, et le même montant pour un duplicata. Le certificat d'immatriculation seul coûte 26 €, une plaque de transit 75 €, et la livraison express 110 €. Ces montants sont fixés par arrêté royal et se paient à la réception, en liquide avec l'appoint exact au facteur, ou par Bancontact dans un bureau de poste.

Si la DIV transmet le dossier à bpost avant 18 h, la plaque est livrée le jour ouvrable suivant ; après 18 h, il faut compter un jour ouvrable de plus. La procédure d'urgence à 110 €, introduite avant 13 h via WebDIV, un guichet ou une antenne, fait livrer la plaque le jour ouvrable même avant 22 h.

Non. Le Bureau belge des Assureurs Automobiles a décidé que ses membres émettent la carte en lettres noires sur fond blanc depuis le 1er juillet 2020, et depuis le 1er janvier 2022 aucune carte belge sur papier vert n'est plus valide. Le nom officiel du document est carte internationale d'assurance automobile. Elle est délivrée gratuitement, sur papier ou, si tu y consens, sur un autre support durable.

Depuis le 1er janvier 2025, tous les pays dont le bureau national est membre du Council of Bureaux doivent accepter une carte présentée en PDF sur un appareil électronique. Le Bureau belge autorise la transmission électronique depuis le 1er juillet 2020. Reste une réserve pratique : si plusieurs personnes conduisent le véhicule, un exemplaire imprimé à bord évite qu'un conducteur se retrouve sans preuve.

Par Car@ttest, la base de données du secteur gérée par Datassur, accessible sur carattest.be avec ta carte d'identité électronique et ton code PIN. Tu y consultes seul tes attestations des cinq dernières années, conservées cinq ans à partir de leur émission puis effacées automatiquement. Ton assureur reste par ailleurs tenu de t'en délivrer une dans les quinze jours de chaque demande et à la fin du contrat.